La paix par l'Epée (Variation autour du mythe arthurien)

Publié le par Onirix

(en construction)
La paix par l'épée et par celui qui parvient à la sortir de sa gangue...reine : la pierre dont on extrait le fer, l'esprit forgé dans la matière ! ! !
L'épée est comme la langue, le fléau de la balance.
Donc à double tranchant !
Perfide, elle est néfaste sombre et mensongère.
Bénéfique, elle éclaire au contraire l'obscurité de la vérité justicière...
C'est pourquoi le Christ est parfois représenté avec une épée en guise de langue pendue selon les paroles:  "Je suis venu apporter le glaive et non la paix". Séparer le bon grain de l'ivraie.
Car l'épée, à l'image de la croix dont elle est un modèle vibrant, synonyme d'une "vérité" qui ne convient jamais à tout le monde, et, de ce fait, elle ne peut éviter les sources de discordes et de conflit
Une connaissance séculaire rétablie?

L'épée est le fruit du feu et de l'eau : forgée par le feu, elle est refroidie par l'eau qui la solidifie. L'alliance des contraires relative aux noces alchimique...
EXCALIBUR, comme la croix et la langue, c'est la parole divine délivrée du mensonge qui embrume l'humanité et la conduit au désastre.
Elle agit aussi comme une borne magnétique, elle n'est pas plantée n'importe où mais dans un lieu spécifique et privilégié (voir menhir). C'est un écuyer qui la libère, ni noble ni chevalier (noble exilé?), c'est pour ce dessein divin qu'il a été choisi. Devenir le souverain d'un royaume dévasté depuis qu'il en est dépourvu...link
Un combat de réunification autour d'une bannière commune : la vérité et la justice.
D'où l'idée d'une confrérie, le fleuron de la chevalerie, dont le rôle consisterait à gérer les affaires humaines, matérielles et spirituelles. Une assemblée de sages fédérée par l'élu couronné, le roi Arthur (de Artos-ours), autour d'une table circulaire qui marque l'égalité de ses 12 ...invités.
Une représentation moyen-ageuse de la table ronde dans l'abbaye de Glastonburry évoque une horloge (mandala) séparée en 12 fuseaux...
12 fuseaux horaire de cinq minutes compte tenu que 12  x 5 = 60  c'est à dire une heure.
Un tour complet du cadran; une révolution autour d'un axe invisible mais bien présent : Le point central universel et infini !!!
Ci contre :Glastonbury crypte
La pointe du compas qui marque (stigmate) et défini la ciconférence du cercle qui l'entoure: Le graal !
Douze chevaliers initiés invités à la table d'un banquet zodiacal et mythologique ?
Pourquoi pas ?
Car, séparés par un espace, ces douzes fuseaux dévoilent l'existence de douze autres fuseaux intercalaires commes les secondes
fécondent les minutes pour... arriver à l'heure.
Pour mieux visualiser, il suffit d'imaginer un cercle de 24 fuseaux. 12 blancs et 12 noirs, comme un yin et yang en éventail...
Un soupçon de numérologie :
Douze chevaliers, douze signes du zodiaque, douze mois, douze apôtres, douze prophètes...
12 est un multiple de 2, de 3, de 4, de 6 (ces quatre chiffres additionnés donnent 15; c'est à dire 1+5=6).
12 x 2 = 24 (2+4=6).
12 x 3 = 36 (6 x 6).
Sous une autre forme cabalistique qui additionne les chiffres énumérés dans l'ordre (par exemple : 5 = 1+2+3+4+5 = 15), 36 est égal à 666 ! ! ! ( 1+2+3......+36)
L'honneur même du chevalier, dont le combat loyal porte le salut de Dieu par le pouvoir royal, est mise à l'épreuve du nombre de la bête...

                                                                                                                  Glastonbury table ronde

Qu'est-ce qui se cache derrière ces termes : chevalier, roi, table, graal ?

Le mot équîtes a été choisi par César pour désigner la classe guerrière chez les celtes, par opposition à la classe sacerdotale composée des druides.
Terme qui symbolise parfaitement la nature et la fonction du cavalier : être le maitre de sa monture, c'est-à-dire maitriser ses sens, ses pulsions, en faveur d'une allégeance à un ordre supérieur et noble.
Admission dans une société d'élite ou aux ordres d'un chef extraordinaire, guide spirituel ou roi, la quête du chevalier participe à une entreprise au caractère moralement très élevée quand elle n'est pas carrément sacrée.

La chevalerie est une représentation universelle d'un idéal
de loyauté spirituel, un engagement absolu contre la corruption et surtout la félonie. Elle s'inscrit dans une spiritualisation du combat qui met aux prise les forces du bien (lumière) à celles du mal (ténèbres).
Ainsi, le patron des chevaliers  n'est autre que l'Archange Saint Michel pourfendeur du dagon tentateur (extérieur et intérieur).
Les principes moraux de l'ordre chevaleresque relèvent d'un devoir simple et divin : défendre le souverain ainsi que la veuve et l'orphelin.
Ca c'est la face verso ultra-brite du mythe.
Maintenant, le recto historique nous brosse lui un portrait moins reluisant d' individus hirsutes sales et grossiers, souvent violents ça va de soi, et parfois assoiffés d'or et d'argent.

Mais surtout et toujours une indéfectible FOI en Dieu, dans le Christ ou, très souvent, dans l'image d'une femme vierge (qu'on la nomme Marie ou Isis).
Les Templiers remplissent à eux seuls tous ces critères...
On retrouve l'expression de la chevalerie au Japon avec les samouraï, et en Inde avec les kshattriyas.

La royauté est, elle, empreinte de sagesse




(à suivre)



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Publié dans Mythologie

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