Abécédaire symbolique

Publié le par Onirix

 

Importance des symboles au niveau du conscient et de l’inconscient.

 

                 

    BAUDE.jpg                 


« L’homme traverse la vie comme une forêt de symboles… » (Baudelaire)

 

 

 

 

 

 

 Qu’est-ce qu’un symbole ?

 

Le symbole est le premier langage universel.

Antérieur à la parole, son expression se manifeste dans l’observation d’une image, d’un signe, d’une idée, d’un sentiment…qu’il se situe au cours de l’éveil ou du sommeil. Nous sommes confrontés à une réalité agissante sous-jacente composée par : la perception, l’imagination et la compréhension.

L’interprétation des symboles est au cœur même de nos sociétés modernes, comme s’il était impossible de s’en débarrasser quelque soit la discipline adoptée : Histoire, Religions, Linguistique etc.

C’était quoi  les peintures rupestres préhistoriques ? 

 lascaux-.jpgLa communication à des époques où le langage n’était que gestes, mouvements, balbutiements, et onomatopées : l'aube de l'écriture cunéiforme et hiéroglyphique... HIERO.jpg


Les symboles révèlent ce que les mots demeurent incapables de définir clairement. Enfermée dans l’étroitesse de son incapacité à expliquer la profondeur de la « réalité » telle que nous la percevons, la parole se perd souvent en conjecture dans un océan d’incompréhension…Seuls nos sens nous relient à la vie !

Le symbole est complet, il libère du joug de la parole galvaudée utilisée le plus souvent pour ne rien dire. Dès qu’on arrive à les faire parler, ils dépassent en éloquence tout les discours, car ils dépassent la Parole perdue ou non inventée.

"Les symboles nous révèlent poétiquement des conceptions trop éthérées pour se prêter à la détermination étroite des mots" (Oswald Wirth)

Dans une approche plus mystique ont peu les appeler des "signes" qui jalonnent notre chemin, individuel mais aussi collectif. Dans notre vie et notre sommeil, lls sont présents. Le célèbre psychiatre JUNG.jpgCarl Jung l'avait bien compris, lui qui a amplement participer briser les tabous, et à forcer la science à porter un oeil différent sur la psychanalyse. Loin des fixations, certes perspicaces, mais neanmoins rigides et fermées.

Une anecdote raconte comment une patiente de Jung, muette comme une carpe depuis plusieurs mois, s'est soudainement mise à raconter sa vie, comme une pie, après une coïncidence troublante survenue au cours d'une séance. Alors qu'elle était en train de raconter son rêve de la nuit au psychiatre, quelque-chose est venu se fracasser sur la fenêtre... un hanneton, après vérification. A l'instant même oû la femme parlait d'un hanneton dans son rêve ! Voilà le genre de signes qui agissent comme des électrochocs sur l'intellect.  Ca arrive des millions de fois à la seconde au minimum. Jung l'avait baptisé "Synchronicité", qui est : l'occurence simultanée d'au moins deux évènements qui ne présentent pas de rapport de causalité évidente, mais dont l'association pren un sens pour la personne qui les perçoit. Ceux qui ont lu l'oeuvre de James Redfield, La Prophétie des Andes savent qu'il y est fait mention de l'importance des coïncidences, qui ne sont finalement que des symboles de vie. Des scènes préfigurées (archétypes) comme sur une toile de canevas enchevêtrée des fils qui lui donnent son apparence.

              

  Abeille :

ABEILLE.jpgInnombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable. Soumise, à l’instar de la fourmi, à l’inexorabilité du destin- des hommes et de Dieu- qui l’enchaine. Par ces ailes, son chant et les tourbillons de sa danse (communication), elle sublime le fragile parfum immortel des fleurs. Ouvrières de la ruche BOURDONNANTE, elle assure le rôle d’intermédiaire entre le ciel et la terre, c'est-à-dire entre le  microcosme et le macrocosme (infiniment grand et infiniment petit. Le monde terrestre temporel et le monde cosmique spirituel. Entre les hommes et les dieux.

L’abeille butine les fleurs et les plantes de toutes origines pour n’en faire qu’un seul miel thérapeutique destiné à tous les hommes. Le contraire du profit des industries pharmaceutiques qui bafouent allègrement aujourd’hui le serment d’Hippocrate !

Dans la bible, les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui ont trouvé la meilleure ruche. En Inde, elle représente l’esprit s’enivrant du

pollen de la connaissance. L’ancienne Egypte en donne un symbolisme royal, impérial, donc solaire…Les abeilles seraient nées des larmes de Ré, le dieu solaire, tombées sur la terre. Chez les grecs elle figure l’âme descendue aux enfers, ou l’âme sortant du corps pour rejoindre le ciel. Les prêtresses d’Eleusis et d’Ephèse portaient le nom d’abeilles, Virgile a célébré leurs vertus.

En hébreu le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr- parole.

Dans le christianisme elle devient symbole de résurrection, la saison d’hiver (trois mois) durant laquelle elle ne sort pas de sa ruche, est comparée aux trois jours durant lesquels le corps du Christ reste invisible avant de ressusciter.

De plus, par son miel et par son dard, elle est considérée comme l’emblème du Christ : d’un côté sa douceur et sa miséricorde ; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ juge. Dieu a répandu sa grâce sur elles, et c’est la raison pour laquelle on ne peut chanter la messe sans la cire (cierges).

 L’abeille symbolise également l’éloquence : selon les légendes concernant Pindare et Platon, des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau…on retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant de l’abeille.

Les abeilles s’apparentent donc aux héros civilisateurs qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive.

 

 

 

AGNEAU :  Incarnation du triomphe et du renouveau, la victoire perpétuelle et obligatoire de AGNEAU-sur-bible.jpgla vie sur la mort. Cette foonction archétypique en fait la victime prorpitiatoire par excellence, celui qu'il faut sacrifier pour assurer son propore salut (le Christ, Dyonisos, Osiris etc.).

Il préfigure aux grandes révélations. Le symbole de l'agneau prend tout son sens dans la religion hébraïque ou il représente d'abord l'israëlite membre du troupeau de Dieu (Esaï, 40, 10-11) paissant sous la protection du berger de Dieu. Cette image a été reprise par le christianisme et de l'agneau qui lave les pêchés du monde, mais elle existait déjà en Grèce avec Hermes (Mercure romain) qui porte un agneau sur les épaules. Ainsi l'agneau est le symbole de l'innocence sacrifiée pour les fautes de l'humanité. Les juifs enduisent les montants et le linteau de leur porte du sang de l'agneau pour écarter de leurs maisons les forces du mal

 Dans l'Apocalypse, outre qu'il ouvre les 7 sceaux du livre (voir photo), l'agneau se tient debout sur la montagne de Sion et au centre de la Jérusalem céleste, se fondant sur une description presque identique du Brahma pura donnée par la Bhagavad-Gitâ (15-6). René Guénon en a fait un rapprochement phonétique évident avec l'Agni védique, lequel est d'ailleurs porté par un bélier. Et qui dit Agni dit lumière (feu-igné-soleil).
L'Apocalypse utilise 28 fois le mot agneau pour désigner le Christ. Il s'agit d'un agneau immolé (5,6,9,12), mais le symbole renvoie à la résurrection et la glorification.

APOLLON

 

Apparaissant la nuit dans l’Iliade, dieu à l’arc d’argent (chant I) ; Phoibos Apollon brille comme la lune. APOLLON.jpgIl faudra tenir compte l’évolution des esprits et de l’interprétation des mythes pour reconnaitre en lui un dieu solaire, un dieu de lumière, jusqu’à comparer son arc et ses flèches au soleil et à ses rayons.

Il se présente comme un dieu vengeur aux flèches meurtrières ; le Seigneur Archer, l’argyrotoxos à l’arc d’argent.

Il se révèle d’abord sous le signe de la violence et d’un fol orgueil. Mais, réunissant des éléments divers, d’origine nordique, asiatique, égéenne, ce personnage devient de plus en plus complexe, synthétisant en lui nombre d’opposition qu’il parvient à dominer pour finir en un idéal de sagesse, qui définit le miracle grec.

 

Il réalise l’équilibre et l’harmonie des désirs, non en supprimant les pulsions humaines, mais en les orientant vers  une spiritualisation progressive, grâce au développement de la conscience. Il est salué dans la littérature de plus de deux cent attributs qui le font apparaitre comme un dieu rat primitif des cultes agraires, un maitre des fauves, en même temps que berger secourable qui protège les troupeaux et les moissons ; un bienfaiteur des hommes, qui les guérit et les purifie (Asclépios-Esculape). IL crée la mantique d’inspiration à Delphes.

A Rome, il n’est assimilé à aucun autre dieu ; seul des dieux étrangers adoptés par la cité et par l’empire, il reste lui-même, intact, unique, sans pareil.

 

De curieux rapprochement de mots, que l’étymologie scientifique a raison de tenir pour suspect, sont cependant significatifs : On a rapproché, par exemple, le nom attique d’apollon de sa forme dorienne Apellon, qui évoquerait le mot apella qui signifie parc à moutons. A plusieurs reprises d’ailleurs, le mythe présente un Apollon berger.

Mais, ce qui est remarquable, c’est que ce dieu berger, qui faisait régner l’ordre dans les parcs à moutons, soit devenu le dieu qui règne sur l’assemblée des hommes par son éloquence et sa sagesse.

 

Apollon, chante Pindare, fait pénétrer dans les cœurs l’amour de la concorde et l’horreur de la guerre civile

Il dicte les lois qui concernent la fondation des temples, les sacrifices, et en général le culte des dieux, des démons et des héros (Platon, La République). Dieu de l divination et de l’enthousiasme. Plusieurs animaux l’accompagnent : le rat, le corbeau, le cygne, mais aussi le loup (Lykayos)…

Certaines versions de la légende racontent comment sa mère Latone (Léto) était venue à Délos sous la forme d’une louve.

C’est à des puissances nocturne et chtoniennes, donc dans les rêves, que les mythes se plaisent à l’opposer à la mantique ténébreuse (sauroctone-tueur de lézards)

 

Dans le monde celtique, il est connu sous le nom de Diancecht (prisonnier des dieux).

Le Sept est le chiffre d’apollon.  APOLL-L-EAU.jpgEschyle l’a baptisé : dieux Septime (de la septième porte)

Apollon est le symbole d’une victoire sur la violence, d’une maitrise de soi dans l’enthousiasme, de l’alliance de la passion et de la raison. Toutes les puissances de la vie se conjuguent en lui pour l’inciter à ne trouver l’équilibre que sur les sommets. Il est l’un des plus beaux symboles de l’ascension humaine. «  Je parlerai de lui, je ne l’oublierai pas, Apollon qui frappe au loin, dont les pas dans la demeure de Zeus, font trembler l’assemblée des dieux ; tous se lève de leur siège à son approche, lorsqu’il tend son arc brillant… ». Il possède l’arc et le chant. Son épiphanie frappe de stupeur même ses protégés…

 

C’est comme Kouros (jeune homme) qu’il accomplit ses exploits, qu’il est reçut dans l’Olympe. Les poètes soulignent les signes d’une jeunesse éternellement renouvelées, celui dont la juvénilité est qualité positive, réserve d’énergie, de violence même, et non achèvement.



BATEAU :

 


Emblème du voyage, de la traversée accomplie par les vivants ou par les morts. La barque des morts s'inscrit dans toutes les civilisations qui y voyaient l'accompagnement des défunts dans l'autre monde par le soleil se couchant dans  l'Océan (voir la légende arthurienne). En Egypte, la barque au centre de laquelle se tenait Rê le dieu solaire debout devant le défunt agenouillé, est en route vers l'éternité.NAUTIS.png Isis et Nephtis indiquent le chemin à suivre...pas mal comme GPS non ?   Le voyage initiatique au terme duquel l'âme, justifiée, peut chanter les louanges d'Osiris. Isis est la déesse de la voile, de la navigation, et des vents qui font avancer. Ce n'est pas dû au hasard si l'on retrouve son influence sur le blason de la ville de Paris, dont le nom provient des Nautes Parisiis ! "Battu par les flots, il ne sombre pas". Par Isis ou Here Is? Ire Is...la colère d' Is ? (Taxi Driver). N'en déplaise aux détracteurs de cette hypothèse, l'éthymologie de la plupart des noms de villes et de villages de France qui comprennent la racine IS ou ISE ou YS ou ISSY, provient de l'adoration de la déesse par de nombreuses peuplades gauloises. Si vous vous amuser à les répertorier, vous n'êtes pas sortis de l'auberge...           

Chez les chrétiens, l'église est la barque sensée protéger les croyants du cataclysme annoncé par les prophètes. Ce qui nous amène inévitablement à l' Arche de Noé résistant au déluge afin de repeupler la terre de ses habitants...

 

CENT :


Symbole de la multiplicité du créé : le Un. Mais un 1 multiplié qui fait lui même partie d'un plus grand ensemble.  100 est une partie qui forme un tout dans le tout, un microcosme dans un macrocosme qui distingue et individualise une personne, un couple, un groupe. Comme une cellule dans un corps... Une entité qui possède des propriétés distinctives et intuitives qui la rendent plus efficace. (voir  Frankenstein : "dans quelle partie de moi résidait ce savoir ?"...mémoire génétique ?).

Cent est surtout le multiple de 10, qui est lui-même la somme des quatre premiers nombres,1+2+3+4 . La tetraktys est un triangle disposé en pyramide  de quatre étages formé de points. 

Son sommet, un seul point symbolise l' Un, l' oeuf, le principe divin non encore manifesté. En dessous, l'origine de la manifestation est marquée de deux points. Le dédoublement en couple (dyade) du principe masculin et du principe féminin.

Les trois points de l'étage en dessous correspondent aux trois plans de perception de la vie : physique, psychique, et spirituel. Enfin, la base du tetraktys avec ses quatre points représente la multiplicité ( Allez et croîssez !) de la matière féconde : les 4 saisons, les 4 éléments, les 4 points cardinaux. Extension du domaine de la création.

On observera que le 10 est la formule binaire correspondant au 2 dans les calculatrices électroniques, ce qui confirme son sens originel de multiple. Voir 10 commandements.

 


  CLE :

 

CLEFS-copie-1.jpgSymbole d' ouverture et de fermeture, la clef joue un double rôle, dans le sens où elle lie et délie. Le pouvoir de coaguler et de dissoudre (Solve Coagula - 15 du tarot : le diable). Principe alchimique qui ne fait que représenter le périple de la matière dans l'univers. Agrégat d'atomes (la vie), dissolution des atomes (la mort). " Tu es né poussière, tu retourneras à la poussière." (At home sweet atome !). Le Christ remet les clefs du Royaume des Cieux à St Pierre qui en devient le gardien ...ST-PIER-copie-1.jpg

On retrouve le même esprit chez le dieu romain, à double visage, Janus link .  Il possède les 2 clefs qui ouvrent les portes solsticiales, c'est à dire celles qui donnent accès aux phases ascendantes et descendantes des cycles annuels. L'équilibre des équinoxes. Le gardien des portes est vigilant, il voit partout ! En haut comme en bas, ainsi que de tous les côtés.

La clef, chez les musulmans, ouvre la porte du paradis (Les quatre mots de la Shahâdah, sont ses quatre dents). Elle est synonyme de prospérité au Japon, et d'autorité chez les bambaras du Mali. Celui qui la possède, détient le pouvoir de décision et de responsabilité.

Sur le plan ésotérique, posséder la clef signifie avoir été initié. Elle indique non seulement l'entrée dans un endroit, un lieu, mais aussi l'accès à un état de compréhension supérieur. Symbole du mystère à percer, de l'énigme à résoudre, de l'action à entreprendre qui débouche fatalement sur des découvertes...

 

 


CORBEILLE  ( Fruit ) :


Selon la grammaire égyptienne ( Gardiner), le hiéroglyphe désignant la corbeille est le même que celui de Seigneur...celui qui s'élève par rapport aux autres, suprématie, maitrise.CORB-FRU-copie-1.jpg Les corbeilles servent parfois de socle aux représentations de dieux. Selon Mariette ce hiéroglyphe  signifierait aussi : le tout devenu Dieu, l'univers et Dieu confondus en un seul être (remember Angélus Silésius...). La corbeille (ou la coupe) évoquerait dans l'écriture et l'art égyptien une idée de totalité, d'ensemble (voir 100), sous une suzeraineté céleste. Les mort étaient parfois placés dans des corbeilles abandonnées au fil de l'eau ou ISIS était sensée venir recueillir leurs membres disloqués pour les mettre dans une autre corbeille. Ceci révèle le sens de notre tradition matrimoniale qui montre la corbeille de la mariée annonciatrice d'une vie nouvelle. Symbole également du corps maternelle, elle a servit de berceau à de nombreux dieux ou héros, comme Moïse ou Oedipe.

Le fruit symbolise lui l'abondance et la fécondité aux banquets des dieux. Les graines qu'il contient est à l'image de l'oeuf du monde et des origines. Maintenant, chaque fruit possède son propre sens symbolique qui varie selon sa forme, sa couleur. Etc.


CYGNE :


De l'Inde (monture de Brahma), à la Grèce antique (inséparable compagnon d'Apollon), aussi bien que dans les mythologies germaniques, sibériennes, d'Asie mineure;  toutes les traditions et poèmes font du cygne, de par sa blancheur immaculée, sa puissance et sa grâce, une manifestation de la lumière céleste.CYGNE.jpg

Il est donc l'emblème du poète inspiré, du pontife, du druide habillé de blanc, du barde nordique, monture sacrée des dieux, etc. Son symbolisme s'apparente beaucoup à celui de l'oie. Il y a toutefois deux blancheurs, deux lumières, comme son reflet sur l'eau du lac. L'une solaire et diurne, mâle et fécondatrice, et l'autre lunaire, nocturne, femelle et procréatrice. Son symbolisme évolue alors vers une synthèse et une approche androgynale de l'animal.CYGNE-2-en-1-copie-1.jpg " Il chante divinement pour soi et pour le monde" (Divina sibi canit et orbi). Son sifflement est nommé le chant du cygne ( le signe chantant), parceque le mercure, voué à la mort et à la décomposition, va transmettre son âme au corps interne du métal imparfait, inerte et dissous. (Basile Valentin, les 12 clefs de la philosophie, Ed. de Minuit, Paris 1956, p. 152)

Le cygne, ayant toute les propriétés recquises, fait donc aussi partie de la panoplie des Alchimistes. Emblème du mercure de par sa couleur, sa mobilité, sa volatilité. Il exprime un centre mystique et l'union des opposés (yin et yang toujours...). Le symbolisme du cygne étant équivalent à celui de l'oie, il est donc considéré comme un intermédiaire entre le ciel et la terre, un messager, mais surtout comme un avertisseur du danger imminent : divination ( " Et je connais la voie des hommes..." Frankenstein ).

Le jeu de l'oie, faisant l'objet d'une interprétation ésotérique, est considéré comme un labyrinthe, recueil des principaux hiéroglyphes du grand oeuvre (Fulcanelli). Les contes de ma mère l'oie sont aussi interprétés comme des récits hermétiques. Avec le cygne, donc, on peut dire qu'il y a le feu au lac...

DIONYSOS (Bacchus) :

 

 Fils de Zeus et de Sémélé ; le jeune garçon né deux fois auquel on attribut une foule de noms complexes, comme le Délirant, le Bruissant, le Frémissant…

La végétation et la sève sont  ses principales représentations.

DIONY.jpgIl exprime la volonté de l’affranchissement, la suppression des interdits et des tabous, des défoulements et de l’exubérance.

Le propre de la purification dionysiaque est de porter à son comble ce dont il faut délivrer l’âme…

Libérateur, conducteur et initiateur, Aristophane le décrit sous le nom de IACKOS (le cri). Il montre l’effort à suivre, en dépit des fautes, pour abolir la barrière qui sépare du divin.

Dionysos tente d’inculquer aux hommes l’origine des choses invisibles pour qu’ils en saisissent l’importance : l’enthousiasme et l’extase devenant des sources capitales à la compréhension des choses cachées

 

Une série de traits semblent lui assigner une position marginale, avec lui ; il apporte une certaine forme de démence et d’étranges lacérations de chairs l’enivrent.

 

Pour certains, le dionysisme demandait un regard médical : pulsion religieuse qui présuppose des dispositions morbides, il attaquerait le corps social dans son ensemble, mais par le défaut de la cuirasse, c'est-à-dire du côté des femmes, là où s’avoue la fragilité de la nature humaine.

 

Pour certains historiens il est le mythe du « dieu qui vient ». Son image reflète celle de l’étranger qui n’est pas reconnu sur le moment par les gens, mais qui, au fur et à mesure de l’évolution de la situation, découvrira toute sa panoplie de donneur de conseils.

Dans plusieurs cités grecques une des fêtes s’appelle Xénika : l’Etranger à qui on offre son hospitalité…

 

Le masque est son effigie car il ressemble et rassemble tous les anonymes de la création : il favorise l’errance et la clandestinité, les qualités et les défauts : le miroir des hommes. L’efficacité.

Une des vertus majeures du dionysisme est de brouiller les figures de l’ordre social, de remettre en question les valeurs politiques de la cité. Les formes d protestation qui débouchent sur les ruptures sociales. Sa marginalité traverse le corps politique tout entier.

 

Il n’est pas enfermé dans une existence intemporelle, il ne cesse de frayer avec les mangeurs de pain, auxquels il apprend à boire le vin « riche en joie » et délice des mortels. Mais ces hommes et ces femmes, il vient en fait les tirer hors d’eux-mêmes, il les saisit tout entier, corps et âmes, non pour les entrainer à fuir le monde, mais pour leur faire découvrir, à travers les mythes et les fêtes, que la vie et la mort se nouent et s’entrecroisent

 

Ce sont le plus souvent des femmes qui assurent des fonctions importantes dans les « mystères » dionysiaques. Plus précisément. Plus précisément des femmes mariées, rarement des jeunes filles. Entrainées à sa suite, elles abandonnent foyer et métiers, avec parfois un enfant, un nourrisson sur les bras.DIONY-CERES.jpg Elles sont ses meilleures complices pour faire éclater les contradictions de l’ordre politique.

 

Son être même est le théâtre de toutes les contradictions, que  la seule raison humaine est incapable d’assumer. Entre identité et altérité, présence et absence, imaginaire et réalité, absolu et néant, puissance et fragilité, vie et mort, éternité et passage, irruption du sacré dans le monde, du miracle au cœur du quotidien et de l’irrationnel au centre de la cité : il est le paroxysme même de la tension tragique.

 

Les circonstances de la naissance de Dionysos indiquent qu’il s’agit d’une manifestation exceptionnelle du divin dans le cours de l’histoire humaine, c'est-à-dire de quelque chose de très proche des notions (non grecques) d’incarnation divines et d’avatar.

Il est le point  d’insertion sur terre de l’énergie dans sa densité absolue : partout où il se trouve, les plantes prolifèrent, les animaux féroces s’inclinent, les cœurs s’embrasent.

Mais il est constamment menacé de mort, et sa présence suscite autour d’elle autant de désordre que de joie et de ferveur…

 

 

 ECHECS  ( Voir mandala ) :

 

ECHECS.jpg

 

Comment ne pas rapprocher le yin et le yang du jeu d’échec, caractérisé par une opposition des couleurs noires et blanches ? Il suffit pour cela de visualiser un Tao composé de points noirs et blancs intercalés, sans ligne séparatrice, comme un échiquier…

Roi des jeux et jeu des rois, celui-ci s’apparente à un champ de bataille appliqué à une stratégie guerrière : un combat opposant des pièces blanches à des pièces noires, symbolisant la lutte entre l’ombre et la lumière, le bien et le mal (mais tout est relatif), et dont l’enjeu est la suprématie sur le monde…Mais il faut prendre en compte que ce combat se retranscrit à l’extérieur, comme à l’intérieur de soi-même.

La dualité du psychisme humain que l’on retrouve dans la guerre sainte islamique (Jihaad) : la lutte intérieure.

L’échiquier est composé de 64 cases, soit 8 multiplié par 8, c'est-à-dire l’infini multiplié par l’infini (une évidence quand on sait qu’aucune partie d’échec ne ressemblera jamais à une autre, à moins d’en reproduire une déjà effectuée…un nombre infini de possibilités)

Il faut d’abord concevoir le chiffre huit comme un circuit d’énergie fermé, l’éternel changement perpétuel ou du retour à la source.

C’est la raison pour laquelle ce nombre est synonyme de justice (voir la balance du tarot) et de renversement temporel (sablier). La huitième lettre de l’alphabet, le H, n’est que le barreau central d’une échelle : la limite à ne pas dépasser... plus ou moins bien, positif ou négatif.

Il suffit de rajouter un échelon en haut et un autre en bas, et votre H, fermé, s’est transformé en Huit…

Il est à l’origine de tous les chiffres (la preuve, sur les montres à quartz tous les chiffres existent dans le huit !!!). Ce qui signifie que la barre centrale du H est ni plus ni moins, si je peux m’exprimer ainsi, que l’équivalent du point d’intersection du 8…et vous savez quoi ? C’est le yin et le yang ! ! !

Le Bindu chez les hindous, le lieu de croisement des énergies positives et négatives : cosmiques et telluriques. TOUT est énergie ! ! !


 

Roi des jeux et jeu des rois, l’échiquier est une figure du monde manifesté, tissé d’ombre et de lumière, alternant et équilibrant le yin et le yang.

Il sert de schéma à la construction des temples, à la fixation des rythmes universels et cosmiques.

Le jeu d’échec, littéralement « intelligence du bois » dans toutes les langues celtiques, est considéré comme le roi des jeux et le jeu des rois.

Une activité intellectuelle royale donc, n’ayant aucun rapport avec une quelconque morale.

Il n’existe aucune pièce qui n’ait de répercussion sur les autres...

Quelles sont les règles de ce jeu ? Mettre le roi adverse en ECHEC !

Les tours, de déplacements vertical et horizontal (murailles), protègent la forteresse.

Les cavaliers agissent « dans les coins » (alcôves ?). Ils protègent le roi et la reine par le serment et les principes de chevalerie. Déplacements angulaires avant et arrière (2 et 1 case ou 1 et 2 cases)

Les fous sont les plus proches du couple royal. Logique quand on prend en considération la véritable fonction du «Triboulet » de service, conseiller éclairé du roi derrière ses facéties clownesques. Ils se déplacent donc horizontalement : la diagonale du fou !

La Dame est la pièce « maitresse » par excellence, tous les déplacements lui sont possibles, hormis ceux des cavaliers. Elle représente donc la meilleure garantie de sauvegarde du roi.

Le roi, enfin, est celui qui ne doit pas perdre la partie. Ses déplacements sont limités aux 4 cases qui l’entourent ce qui en fait la pièce la plus fragile avec le pion. Mais c’est lui qu’il faut protéger à tout prix au risque de perdre la partie ! De lui-même il ne fait rien, mais sans lui rien ne peut être fait : omnipotent ! Par contre, il est la seule pièce de l’échiquier qui ne peut être mangée : échec et mat ! ! !

Les pions (au nombre de huit) alignés horizontalement sur la première ligne, ont une possibilité de déplacement qui se résume à la seule marche en avant case par case (sauf à l’engagement, où 2 cases lui sont autorisées). C’est la chair à canon. Le simple soldat susceptible quand même, à lui seul, de faire basculer la partie. Ainsi, un pion blanc qui parvient à traverser l’échiquier (le champ de bataille) jusqu’à la ligne royale adverse, libérera automatiquement une pièce maitresse prisonnière de son propre camps (en général la dame si celle-ci s’est faite prendre)

 

 

  ENFANT (nouveau-né) :

 

BEBE.jpgSymbole d’innocence, de pureté, de spontanéité, de simplicité naturelle.

Paisible, concentré, il agit sans intention de nuire, ni arrière pensée. (Traditions hindoue et chinoises - Lao Tseu / taoïsme).

Innocence, car il est antérieur à la faute. L’état édénique qui marque un retour à l’état embryonnaire.

C’est la raison pour laquelle il est une constante de l’enseignement évangélique : « si vous ne devenez pas comme des petits enfants, vous ne rentrerez jamais dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 18)

Les anges sont, par ailleurs, le plus souvent représentés sous des traits d’enfants (chérubins).

L’image de l’enfant peut représenter une victoire sur la complexité, l’anxiété, et la conquête  de la paix intérieure et de la confiance en soi…

FLECHE :


ARC.gifSymbole d'ouverture et de pénétration, la flèche (sagitta) est à l'image de l'éclair qui introduit la lumière, et l'organe créateur, qui ouvre pour féconder. C'est aussi le trait de lumière qui éclaire l'espace. A l'instar de l'échelle, elle est un symbole d'ascension, d'échange entre le ciel et la terre. Dans son sens descendant, elle est un attribut de la puissance divine, comme l'éclaire et la foudre qui apportent le feu, et la pluie fertilisante: l'eau. La flèche est aussi synonyme d'intuition fulgurante (Upanishad) Sagitta est de même racine que sagire qui veut dire percevoir rapidement. Dans l'ancien Testament, les hommes que Dieu utilise pour son dessein, sont appelés les fils du carquois.
Dans son sens ascendant, elle signifie la rectitude de sa trajectoire, qui défiant la pesanteur, dépasse les limites des conditions terrestres. Symbole aussi de la dent, du dard, de la point acérée qui vole pour surprendre sa victime. " Elle revêt le plumage de l'aigle et sa dent est de fauve" ( Rig Véda).
La flèche est le symbole du destin, mais aussi de la mort subite, foudroyante. Elle arrive, fatidique, à un moment déterminé, et indique un aboutissement, un but atteint. Elle représente également l'amour de par son apparence phallique et sa faculté de pénétration.
( Dans les Nerfs à Vifs Cady - De Niro compare, en faisant référence à Thomas Wolf, une érection à une barre de fer munie d'ailes : flèche ascendante ! Oui, on sait que Wolf en anglais signifie loup... La vengeance de Robert de Niro 1 )
Au sens ésotérique, elle est une recherche de l'union mystique. Elle tient la sûreté de sa trajectoire, et la force de son impact, de la valeur de l'archer qui l'a décochée. Ainsi la flèche d'un dieu ne manque jamais sa cible.

 


LOUP :

YEUX-DE-LOUP.gif

Si le loup est synonyme de sauvagerie et sa femelle de débauche son interprétation symbolique, son image, relève d’une analyse beaucoup plus complexe : négative et  positive…

Positivement, il voit dans la nuit (perception des connaissances dissimulées).

 Il devient alors symbole de lumière solaire, héros guerrier, ancêtre mythique.

 Apollon (lycien) chez les Grecs, Belen chez les Gaulois.

En Turquie, le peuple, rassemblé autour de lui, combattait pour retrouver son identité culturelle menacée par la décadence de l’empire ottoman. (Attaturk)

Chez les amérindiens, il est le loup solitaire qui rôde en maints pays.

Les chinois reconnaissent un loup céleste (Sirius***), gardien de la Grande Ourse, et protecteur contre les autres animaux sauvages.

Il évoque une idée de force mal contenue, se dépensant avec fureur, mais sans discernement… (Difficulté à s’exprimer).

Son principe féminin, la louve du Capitole, n’est pas céleste mais chtonien ; associé à l’idée de fécondité.

Un  aspect obscur, restitué dans nombre de contes et  fables, en fait un épouvantail à « garnement ». La peur de l'inconnu.

A l’instar de celle du crocodile (Chronos), la gueule du loup, dévoreuse d’astres, mesure et rejette le temps.

Fermée, elle avale la vie comme la nuit enferme le jour,

ouverte elle délivre de la mort comme le receptacle de la lumière solaire:

FIAT LUX INVICTIS !!!

Selon Diodore de Sicile, Osiris ressuscite sous forme de loup pour secourir sa femme et son fils, menacés par son frère méchant.

 « Paraîtra encore le loup devant toi…

Prends-le pour ton frère

Car le loup connait l’ordre des forêts…

Il te conduira

Par la route plane

Vers un fils de roi

Vers le Paradis. (Chant mortuaire roumain)

 

La louve, incarnation du désir sexuel,  est susceptible de représenter un obstacle sur le chemin du pèlerin musulman en marche vers la Mecque, car elle peut prendre les dimensions de... la bête de l’Apocalypse (

Et le nombre de son nom???), mais également la perfection de l'instinct maternel; l'instinct qui guide l'âme à suivre sa voie de reproductrice protectrice de la vie, quelle que soit son origine. Acca Larentia : la LOUVE DU CAPITOLE nourrice des bâtisseurs de Rome.


SIRIUS-pho.jpgOn en parle beaucoup de Sirius***, la plus brillante étoile du ciel, l'oeil du chien dans la constellation d'Orion ( Le chasseur accompagné de ses chiens).Sirius est une étoile double.

Son jumeau, le Poupon,  une naine blanche, si mes souvenirs sont bons, dont la densité est telle qu'une cuiller de café pèserait la-bas une tonne...

C'est une étoile invisible connue des anciens égyptiens et des dogons du Mali et depuis peu des astronomnd ils ont remarqué des déviations dans le déplacement des astres en orbite autour de Sirius. (Pour approfondir, voir wikipédia) link

 



LUMIERE :

 

La lumière est relative à l'obscurité dans l'alternance de l'évolution, mais c'est elle qui donne la connaissance. Le Fiat Lux de la genèse est une illumination. Dans la Bible elle s'identifie au verbe créateur (Jean : 1; 9). Celà exprime un rapprochement fondamental avec la lumière du soleil sous son aspect spirituel. Le centre du monde. Lumière et ténèbres constituent l'exemple de la dualité universelle exprimée, dans toute sa splendeur, par le yin et le yang. LUCE.jpgTant dans la genèse que dans tous les écrits saints et sacrés, l'opération cosmogonique est une séparation de l'ombre et de la lumière, originellement confondues. Tous les dieux principaux des croyances et mythologies sont des dieux solaires. Il serait plus exact de dire que le nom change mais que l'entité reste la même... Apollon, Rê-Osiris, Mazda, Brahma, Quetzalcoatl (Kukulkan)...il faudrait plusieurs pages pour les énumérer. La lumière matérialise les formes, elle les crée sur le plan de la perception visuelle. Même si elle meurt chaque soir, c'est pour mieux renaître chaque matin, redonnant ainsi confiance aux homme sur la pérennité de la vie.CADRAN.jpg Dans un sens métaphorique la lumière, aspect final de la matière, combine avec le temps et la vitesse. Mais dans quelle proportions ? Jusqu' à l'éblouissement éprouvé par certains mystiques ? Quelle en est la limite exact ? Elle est le contenant de la somme totale des couleurs (spectre),  et elle sépare le temps par le jeu révolutionnaire des astres du cosmos. Seulement, le vide, d'après les récentes découvertes, ne la reçoit pas mais l'absorbe ! Cul de sac ?

Trou noir...Intersection de la matière et de l'anti-matière.


LYS :


Synonyme de blancheur, de pureté, d'innocence et de virginité.LYS.jpg On le trouve chez Boehme et Silésius (décidément...) comme le symbole de la pureté céleste. Toutefois, il prête à une interprétation différente si on fait référence à son pistil phallique et à son parfum à l'opposé d'une senteur chaste : mélange de miel et de poivre, quelque-chose d'âcre et de doucereux, de pâle et de fort. On pourrait  voir ici un aspect de la tentation. Une porte des enfers. Mais cette particularité en fait aussi le symbole de la génération, LYS-royal.jpgce qui l'aurait fait choisir par les rois de France comme symbole de prospérité de la race (dialogue en français...).

"...J'effeuille. Comme prêt d'un bassin dont le jet d'eau m'accueille.Les pâles lys qui sont en moi..." (Hérodote)

La symbolique des eaux s'ajoute, dans ce texte, à celle de la lune et des rêves pour faire du lis la fleur de l'amour. La fleur de la gloire. Une équivalence qui le rapproche du lotus élevé au dessus des eaux boueuses et informelles.

Dans la tradition biblique, le lis est le symbole de l'élection, du choix de l'être aimé, mais encore d'abandon à la volonté de Dieu. C'est à dire la providence qui pourvoit aux besoins de ses élus... " Observez les lis des champs, comme ils poussent; ils ne peinent, ni ne filent ". (Matthieu 6; 28). La fleur de lis symbolise l'abandon mystique à la grâce de Dieu...


MANTEAU :

 

BEBE-MANT.jpgLe manteau (brat) fait partie des attributs royaux des dieux d’Irlande, de nombreux mythes s’en font l’écho, dont celui de Mider, Dieu de l’Autre Monde, qui réclame en compensation de son œil crevé au cours d’une rixe : un char, un manteau, et la plus belle jeune fille d’Irlande en mariage. Ce manteau est sans nul doute celui de Manannan  (autre nom de Mider), qui est un manteau…d’INVISIBILITE et d’OUBLI !!!

 Voir la tarnkappe de Siegfried dans le « Nibelungenlied » …

Dans un autre récit, « Serglige ConCulaind » (Maladie de Cuchulainn), le dieu secoue son manteau entre sa femme Fand (hirondelle) et le héros Cuchulainn (link,) CUCHUL.jpgdont elle était devenue la maitresse. Afin qu’ils ne se rencontrent plus, il la rend INVISIBLE…

.Le manteau est le symbole des métamorphoses par l’effet d’artifices humains et des personnalités diverses qu’un homme peut assumer.

Revêtir le manteau c’est aussi, tel le moine, se retirer du monde en prononçant des vœux. Séparation du mondes et de ses tentations, le renoncement aux instincts matériels, faire le choix de la sagesse pour assumer une dignité, une fonction, un rôle dont le manteau (ou la cape) est l’emblème. Symbole de celui qui le porte par voie d’identification.

Ainsi à l’instar d’Elie qui lègue le sien à Elysée, ou les maitres soufis qui en couvrent leurs disciples afin de leur conférer leurs pouvoirs.


MARRON (brun) :

 

MARRON.jpgLe brun se situe entre le rouge et le noir. Couleur de la terre, de la boue, et de l’argile, il rappelle aussi la feuille morte de l’automne (d’où un vêtement chaud ?).

Chez les romains comme dans l’église chrétienne, il est la couleur de l’humilité (humus = terre) et de la pauvreté qui incitent certains religieux à se vêtir de bure (voir le moine et le manteau ci-dessus !).

Egalement couleur des excréments (que les nouveau-nés produisent en grande quantité…), ce qui n’est pas forcément malsain quand on s’attache à la particularité de son

Symbolisme.

En effet, les excréments comme le réceptacle des forces régénératrices, est considéré comme la puissance biologique qui résiderait en l’homme et pourrait être récupérée (Le crottin n’est-il pas le meilleur des engrais ?). Ce qui apparait comme une matière dénuée de valeur, en serait au contraire, le plus chargé…

Les significations de l’or et des excréments se rejoignent en maintes tradition (Bambaras et  dogons du Mali, tribus amérindiennes), et certains radiesthésistes vont même jusqu’à affirmer que leurs vibrations sont équivalentes !

Idem en alchimie qui y voit un processus d’assimilation et de transformation de l’énergie cosmique (nourriture = atome)



NUIT :  Chez les grecs, Nyx (la nuit) était la fille du Chaos et la mère du ciel (Ouranos) et de la Terre(Gaïa). Elle enfante en même temps du sommeil et de la mort, les rêves et les angoisses, la tendresse et la tromperie.NUIT.jpg La nuit parcourt le ciel revêtue d'un voile noir.

 

Le même glyphe chez les mayas, signifie la nuit, l'intérieur de la terre et la mort.                Dans la conception celtique, la nuit est le commencement de la journée. D'après Jules César, les gaulois comptaient aussi par nuits. La nuit c'est le temps des gestations, des germinations, des conspirations destinées à éclater au grand jour. Entrer dans la nuit, c'est revenir à l'indéterminé, où se mêlent cauchemars et monstres, les idées sombres. Elle prépare pourtant la venue du jour, la victoire de la lumière sur les ténèbres : la Vie. Propice au repos et à la réflexion, on peut ainsi dire qu'elle porte conseille" Elle emplit d'une volupté indiscible l'espace qui est au dessus de l'espace...". ( Novalis : Hymnes à la nuit)

 

RESPIRATION : Les plus anciennes traditions font de la respiration un rythme binaire :

RESPIRE.pngL’expiration et l’inspiration qui sont en fait un système d’épuration (absorption d’air pur et rejet d’air vicié). Ce que l’Inde appelle kalpa et pralaya (centripète et centrifuge ; attraction et répulsion). La loi du mouvement dont le centre dans le corps est le cœur. Donc, la respiration c’est s’assimiler le pouvoir de l’air, lui-même symbole du souffle spirituel. La normalité respiratoire est fondée sur l'inspiration nasale et l'expiration buccale, c'est à dire l'air pur par le nez et l'air vicié par la bouche. La respiration est le facteur essentiel de la vie : on ne peut vivre sans respirer. Respiration et vie sont donc synonymes, un pont entre l'âme et le corps ! Nous respirons continuellement, de la naissance à la mort, y compris dans le sommeil, ou, au pire, dans le comas. Il s'agit donc d'un acte instinctif primordial indépendant de notre volonté. Dans le bouddhisme tantrique, il est conseillé de prendre conscience de l'état de neutralité qui sépare l'inspiration de l'expiration. Instant neutre, éternellement présent.


SIEGE :


SIEGE.jpg Le siège est universellement reconnu comme un symbole d'autorité (voir trône).

En effet, recevoir assis est la manifestation d'une supériorité, d'une autorité.

Par exemple, le Saint siège est la représentation de l'autorité divine dont le pape est investi en tant que souverain pontife.



SPHERE  :

 

BOULE-1.jpgVolume du cercle (perfection) comme le cube est celui du carré, elle représente le spirituel comme opposé au matériel : la totalité céleste. Dans le « Timée », Platon expose l’univers sous forme de sphère donnée au vivant qui enveloppe tous les vivants…

Chaque point qui la compose est équidistant du point central. Voir un cercle tracé par un compas dont la pointe centrale (invisible) définit la circonférence. Car si une ligne est un ensemble de points, le cercle est une ligne fermée et chacun de ses points peut en être l’origine et la fin, à l’image de l’ouroboros, le serpent qui se mord la queue. Qui avale et qui recrache ?


  TAO (yin et yang) :

 YIN-et-YANG.png

 

Archétype même du monde des symboles, totalité de l’univers, sa signification dépasse les stades du macrocosme et du microcosme. Il s’agit de deux forces inséparables, bien qu’opposées (dualisme), qui régissent le mouvement et l’ordre des choses de l’univers créé et incréé (activité mentale et physique) : l’équilibre. Le Logos ou le Verbe.

Il est l’opposition des contraires (polarisation*) qui permet à la réalité, matérielle et spirituelle, de s’exprimer. Il suffit simplement de tracer une ligne verticale et d’y juxtaposer les contraires pour en extraire la quintessence : Noir et Blanc, Plus et Moins, Soleil et Lune, Bien et Mal, Vie et Mort, Amour et haine, Joie et Tristesse, Sommeil et Eveil, Réalité et Rêve, principes Mâle et Femelle, Lumière et Ombre, Attraction et Répulsion (magnétisme !), Grand et Petit, Chaud et Froid etc.

TOUT est 1 composé de 2, c'est-à-dire que 1 s’est divisé en 2 ! Comme nous-mêmes sommes conçus des principes masculins et féminins, rien ne fonctionne sans les deux bornes d’une pile…TOUT est 2 qui forment 1, c'est-à-dire Lui Même !

 Le temps et l’espace liés comme les doigts de la main. L’action n’existe pas sans la pensée ordonnatrice.

 

Il est cependant intéressant de constater que :

 

(On ne peut s’empêcher d’imaginer que les deux points ont été découpés, découvrant ainsi la couleur opposée en dessous : le noir sur le blanc et le blanc sur le noir…)

Le yin (noir)  et le yang (blanc) se substituent en alternance pour respecter un principe d’ordre né du désordrerégulateur moteur de la vie. régissant l’activité mentale au cosmos. Un

 

  TAROTS  :

 

La-PAPESSE.gif

 

Bienvenue au royaume des symboles, des nombres, des lettres, des couleurs, de la réflexion, et de… l’imagination !

Peut-être le plus vieux jeu de carte, issu d’une ancienne sapience axée sur le langage symbolique et transmise à travers les siècles. Son origine reste mystérieuse (Chine, Inde, Egypte…) mais son influence a débordé sur tous les continents…

Une croyance en fait même l’œuvre d’Hermès Trismégiste (trois fois grand) le plus illustre des grands prêtres égyptiens. Le fameux Livre d’Hermès. Le jeu de tarot est composé de 78 lames : 56  arcanes mineurs et 22 arcanes majeurs (que l’on retrouve dans le jeu traditionnel sous l’appellation d’atouts…).

Ces 22 cartes à part peuvent être considérées comme une colonne vertébrale, un axe, l’Arbre du Monde. Un peu comme les personnages principaux d’un film dont le scénario ne saurait se passer de figurants, fussent-ils d’essence royale…Le Monde divin d’en Haut qui surveille et domine le mode humain d’en bas. C’est la raison pour laquelle toutes les croyances légendes et mythologies s’y entremêlent. Chaque détail recèle des trésors à déchiffrer.

 

 

  TETE :

TETE.jpgSiège de la pensée (principe actif), donc de l’autorité, elle symbolise l’esprit manifesté par rapport au corps qui représente la  manifestation de la matière.

Par sa forme sphérique (! ! !), la tête humaine est comparable, selon Platon, à un univers. Elle est un microcosme. Ordinateur de bord, c’est vers elle que convergent tous les sens. Siège notamment de : l’odorat (nez), l’ouïe (oreilles), la vue (les yeux), le goût (la bouche). Ce dernier est aussi l’instrument de la parole, et avec le nez, celui de la respiration (voir plus haut).

 


UN : Point de départ de l'univers manifesté ), il est souvent considéré comme le centre mystique d'où rayonne l'Esprit dont il découle." J'ai fait tout avec nombres et mesures" (Genèse). Algèbre et géométrie ! Tous ces points de lumière dans le ciel...comment ne pas avoir envie de les relier en constellations ? Le 1 est comme un soleil... Carl Gustav Jung a différencié une conception du Un qui tend à concilier les contraires (yin et yang) en une synthèse des opposés.OURO-copie-1.png Par exemple la quadrature du cercle où chaque point peut représenter l'origine ou la fin de cette ligne fermée...   le fameux Ouroboros (serpent qui se mord la queue; ou plutôt qui la recrache..). Dans les récits légendaires, le Dieu unique est souvent représenté par le Un...




VOITURE :

 

 

VOITURE.jpgComme tout véhicule, la voiture symbolise l’évolution en marche et ses péripéties. Un véhicule en rêve est une extension du corps (ce dernier n’étant d’ailleurs qu’un véhicule qui nous permet de nous déplacer).


Si le rêveur se trouve à l’intérieur, elle prend alors un symbolisme individuel.

Suivant ses caractéristiques (neuve ou vieille) elle exprime la plus ou moins bonne adaptation à cette évolution.  Le moi du rêveur peut être dominé par un complexe (de culpabilité dans ce cas précis ?), surtout s’il ne se voit pas conduire lui-même le véhicule. Dans cette configuration, la maitrise est déterminée par la personnalité  et (ou) l’idéologie du chauffeur qui pourrait également être un autre aspect de la personnalité du rêveur…

  La manière de piloter est donc primordiale si, par exemple, dans le rêve, la conduite semble dangereuse. Chaque situation indiquera la bonne ou mauvaise façon de mener son existence, soit sur un plan objectif, soit sur un plan subjectif…

De part sa précision mécanique, la voiture oblige en effet à une parfaite maitrise de soi alliée à une excellente adaptation de la conduite.

Il est demandé pour cela de bien maitriser ses impulsions et réactions, avoir le sens des responsabilités, et savoir observer le code de la route (loi, règle du jeu, morale).

Autonomie psychologique !

Se sentir dans une voiture dans laquelle on n’a pas le droit de se trouver indique que le rêveur s’est engagé à tort dans une direction de vie (objective ou subjective) qu’il n’était pas en droit d’adopter.

Une voiture écrasant un enfant peut signifier que l’élan vital, le développement de la personnalité, les pressions extérieures n’ont pas tenu compte d’un attachement persistant à l’enfance et de ses valeurs psychologiques. Une résistance intérieure à la loi du mouvement et du changement inéluctable.

 

 


 


 


 

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

 




 



 



Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article